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Par où commencer ?
Les exercices d’encodage CP de cette série se déclinent en trois formats, selon l’aide visuelle laissée à l’écran. Voici un exemple de chacun, du plus guidé au plus exigeant.
Et bien sûr, découvrez tous les jeux de la série un peu plus bas.
Encodage CP : des exercices de combinatoire pour apprendre à lire
L’encodage CP, c’est la transcription de sons en lettres : le chemin inverse de la lecture. Au lieu de partir des lettres pour retrouver un son, l’enfant part du mot qu’il entend dans sa tête et cherche les lettres qui l’écrivent. Dans ces exercices, il voit une image, se dit le mot, puis le construit — lettre par lettre ou syllabe par syllabe.
Ce qui distingue les trois formats de la série, c’est la quantité d’aide visuelle laissée à l’écran :
- Compléter avec la bonne lettre — le mot est presque écrit, il ne manque qu’une lettre, à choisir entre deux qui se confondent facilement : a ou o, é ou e. Un seul choix à faire, donc une bonne entrée en matière (sons o, é).
- Copier un mot lettre par lettre — ici le mot est visible quelque part à l’écran. Dans les grilles de mots fléchés, il est rappelé dans la colonne de droite, parce qu’il a déjà été étudié dans les leçons précédentes. Dans les autres jeux, les mots sont écrits en bas de l’écran : l’enfant doit d’abord reconnaître celui qui correspond à l’image, puis le recopier. La difficulté n’est plus de trouver l’orthographe, mais de la transcrire sans en perdre une lettre (sons a, o, ou, v, j, m).
- Écrire les syllabes manquantes au clavier — plus aucune aide visuelle : chaque case correspond à une syllabe, qu’il faut entendre dans sa tête puis taper. C’est le format le plus proche de l’écriture autonome (sons p, t, c, d, b).
Les 13 jeux d’encodage CP de la série reprennent uniquement des mots déjà rencontrés dans les séries précédentes : l’enfant n’a jamais à deviner une orthographe qu’il n’a pas apprise. Chaque jeu se joue en quelques minutes, sur ordinateur comme sur tablette.
👨👩👧 Pour les parents : comment accompagner votre enfant
Écrire est plus difficile que lire, et c’est normal : votre enfant peut très bien reconnaître « robot » sans savoir l’écrire. Ne vous inquiétez pas s’il bute ici alors qu’il lisait bien la semaine dernière — ce sont deux compétences différentes.
Le réflexe utile : faites-lui dire le mot lentement à voix haute avant qu’il touche le clavier, en détachant les syllabes — « ro… bot ». C’est en s’écoutant qu’il trouve les lettres. Et à la fin, faites-lui relire ce qu’il a écrit, du doigt : il repérera souvent tout seul la lettre en trop ou celle qui manque. Le clavier a d’ailleurs un avantage sur le crayon à ce stade : il ne demande aucun effort de tracé, toute l’énergie va sur l’orthographe.
🎓 Pour les enseignants, orthophonistes et orthopédagogues
L’encodage est le versant productif de la combinatoire, et son intérêt diagnostique est supérieur à celui du décodage : un enfant peut réussir une lecture par reconnaissance globale ou par contexte, mais il ne peut pas écrire un mot sans mobiliser réellement les correspondances phonème-graphème. Les erreurs produites ici sont donc directement interprétables.
L’étayage décroît de façon nette d’un format à l’autre, et c’est le retrait progressif du modèle visible qui structure la progression : choix binaire entre deux graphèmes proches, puis copie d’un mot présent à l’écran, puis production sans modèle par unités syllabiques. Le programme de CP recommande précisément d’associer activités d’encodage et copie de mots pour développer la combinatoire. Le dernier format, sans aucune aide visuelle, permet d’observer la segmentation spontanée de l’enfant — là où il coupe le mot en dit long sur sa représentation de la syllabe.
La phase de copie mérite d’être distinguée de la simple recopie mécanique : le modèle n’est jamais placé sous la case à remplir, mais à distance — colonne latérale ou bas d’écran. L’enfant doit donc empaqueter le mot en mémoire de travail avant de le transcrire, ce qui sollicite déjà la forme orthographique et non le seul appariement visuel.
Le passage par le clavier neutralise la charge graphomotrice, ce qui isole la compétence orthographique : utile en cabinet pour distinguer une difficulté d’encodage d’une dysgraphie. Ces activités répondent aux recommandations d’écriture régulière et fréquente de mots figurant dans les guides fondamentaux pour l’enseignement publiés par le ministère de l’Éducation nationale.
Votre enfant n’est pas encore à l’aise pour lire des mots entiers ? Reprenez d’abord la série où il s’agit d’associer le mot à son image : on lit avant d’écrire.
Choisissez un jeu pour commencer
Astuce : Pour apprendre plus facilement, commencez par le premier jeu et suivez l’ordre proposé !














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